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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 07:01
12 Years a slave

12 years a slave est un film sidérant qui plonge le spectateur dans l'horreur de l'esclavage avec une tension permanente quasi insoutenable.

Comme dans Hunger, il s'agit d'un parcours de souffrance qui va aux limites de la mort. Chiwetel Ejiofor est formidable de résistance dans un monde impitoyable. Les maîtres apparaissent inhumains. Ils jouent leur rôle dans le système de l'esclavage avec une cruauté furieuse fondée sur la religion ou sur la simple impunité.

En prolongeant la durée des séquences, en utilisant une alternance de plan large et de gros plans et privilégiant une certaine frontalité, le spectateur est forcé de se mettre face à l'horreur. La scène où Northup, le personnage principal reste pendu sur la pointe des pieds de longues minutes en est la démonstration.

La simple présence des maîtres et des esclaves dans les mêmes plans rend caduque la logique de déshumanisation de l'esclavage.

Dans Shame, le traitement sur le parcours d'un corps était comparable mais paraissait moins adapté à son sujet - l'addiction au sexe-. Ici, nous assistons au portrait complet d'un système inique qui souille les victimes et rend les bourreaux monstrueux. La négation de l'humanité de l'Autre est une clé des relations humaines interraciales , elle atteint son apogée dans l'esclavage. 12 years a slave est un film structuraliste et incarné.

La résilience dont fait preuve Northup, comme celle de Bobby Sands montre qu'il peut encore exister des héros au cinéma et pas seulement des super héros.

12 Years a slave

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