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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 07:18

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Leos Carax n'a pas changé.Il cherche toujours à faire un cinéma de poésie.Holy motors est un autoportrait cubiste incarné avec talent par Denis Lavant.En neuf épisodes reliés par des trajets en limousine,Carax dénonce un monde de plus en plus numérique,artificiel.Il défend l'organique et le mécanique contre le Virtuel.

Ce n'est pas sans rappeler Hugo Cabret de Scorsese avec la présence du mécanisme d'horlogerie de l'horloge de la gare Montparnasse et le cinéma de trucage de Mélies.

Cette thématique de la lutte contre le Virtuel rappelle les derniers combats de Serge Daney.Le film fait également référence au cinéma de Godard ( le complot de la finance internationale attablée au Fouquet's),son imagerie rappelle le cinéma expressionniste de Beneix.

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La poèsie c'est exténuant ! Carax semble formellement resté bloqué aux années 80.Il filme un Paris nocturne et funèbre qui culmine dans la scène de la Samaritaine,vaisseau fantome sur la Seine,moment enchanté et moment de grâce d'un film jusque là un peu laborieux.

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Carax est un lyrique,d'où sa réussite dans la comédie musicale, un rien misanthrope comme le montre la conclusion qui le voit s'installer dans une famille de chimpanzés.

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