Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 10:45

Pyramide Distribution

Still walking est un très beau portrait de famille,très sensible et doux ,surprenant de la part de Kore-Eda qui avait réalisé avec Nobody knows un film violent,dur et désespéré.

Il s'agit dans Still walking de 48 heures de la vie d'une famille dont les membres se retrouvent chez les parents à Yokohama comme chaque année pour commémorer la mort accidentelle du fils ainé.

Haruko Kato. Pyramide Distribution

Ce territoire cinématographique est bien sûr celui d'Ozu mais aussi celui des derniers films de Kurosawa.Ce cinéma de chambre comme il existe une musique de chambre est typiquement japonais.Il montre la famille comme un lieu d'amour mais également comme un lieu de civilisation et donc d'épanouissement mais aussi de répression de l'individu.La famille,c'est l'ambivalence et le film le montre bien.

Les parents sont devenus indifférents l'un à l'autre,la fille trouve que les parents habitent une maison trop grande pour eux et aimerait s'installer chez eux avec son mari et ses enfants ce dont les parents n'ont pas du tout envie.Le fils cadet ressent douloureusement les espoirs déçus mis en lui par ses parents,inconsolables de la perte de l'ainé qui aurait pu être médecin comme son père,et qu'il ne peut remplaçer.Il sent peser sur lui le dédain du père qui lui reproche son manque de réussite sociale et le regret de sa mère de le voir en ménage avec une veuve-une femme de deuxième main comme elle dit- et son enfant de 10 ans.

Yui Natsukawa, Hiroshi Abe et Kirin Kiki. Pyramide Distribution

Mais dans le même temps,le film suit avec tendresse l'enfant qui finalement est bien accepté par ses grands parents d'emprunt,on voit la mère offrir des kimonos à sa belle fille,partager avec sa famille un moment d'émotion en écoutant un disque d'autrefois,suivre l'évolution d'un papillon qui est renté dans la maison  et le film montre cette famille comme une sorte d'arche de Noé qui permet aux individus de traverser la vie cernée par l'indifférence des choses et la présence de la mort.Tout cela avec une grande pudeur qui bride peut être un peu trop l'émotion mais Kore-Eda n'a pas l'age de Ozu et de Kurosawa lorsqu'ils terminaient de façon poignante leurs films testamentaires.



Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de cine-fils
  • Le blog de cine-fils
  • : Critiques des films en salle pour répondre à cette question:que peut (encore) le cinéma ?
  • Contact

Recherche

Liens