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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 11:08

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C'est bien la suite de 2 days in Paris avec cette fois la confrontation de la famille de Marion jouée par Julie Delpy avec son nouveau compagnon,un animateur de radio bien mieux élevé que les frenchies de la famille Dupré.

Comme le premier film,si tous les gags ne sont pas du meilleur gout,le film assez désordonné est drôle et bien observé. 

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On passe un bon moment mais 2 days in New York aurait été meilleur si il avait pu intégrer dans la construction du scénario,la tonalité plus grave de la voix off.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 07:32

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Les adieux à la reine est une reconstitution quasi-documentaire du 14 juillet 1789 et des jours suivants au Chateau de Versailles.Vu à travers le regard d'une servante de Marie Antoinette,les adieux à la reine montre l'envers du décor:les couloirs pouilleux,les chambres de bonne,les courtisans domestiqués et affolés.C'est le tableau d'un monde en train de s'effondrer et qui en prend brutalement conscience.

La liseuse incanrnée par Lea Seydoux adore la Reine et lui est entièrement dévouée,elle observe et essai de comprendre la situation confuse de la cour.Marie Antoinette,elle,paraît bien comprendre les enjeux de cette journée entre frivolité et préscience politique alors que Louis XVI va à sa perte par devoir.

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Ce monde qui s'écroule nous fait penser au nôtre où l'égalité reste un vain mot et qui pourrait également un jour connaître une révolution. Ce film politique et intelligent est également une histoire d'amitié,Marie Antoinette étant amoureuse (platoniquement ?)de sa favorite,la duchesse de Polignac jouée par Virginie Ledoyen.Lea Seydoux va être utilisée par les deux femmes.Elle est une sorte de messager (go-between) comme dans le film de Losey du même nom.

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Lea Seydoux est formidable d'intelligence et d'innocence et Diane Kruger trouve ici le rôle de sa vie,monstre de vanité qui voit venir sa fin.Du fait de sa construction sur un triangle amoureux dont la servante est exclue par sa condition sociale ce beau film manque un peu de passion pour nous emporter complètement. 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:19

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Inspiré du Feu follet de Drieu la Rochelle,Oslo 31 aout raconte la dernière journée d'un homme dans la ville d'Oslo après sa sortie de son centre de désintoxication pour addiction à divers drogues.

Le film montre ses rencontres avec ses amis,ses femmes et sa solitude.Et malgré la beauté du monde que capte la caméra,rien ne peut lui rendre le gout de vivre.

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Filmé avec grâce et bien interprété,Oslo 31 aout est un beau film à l'image particulièrement lumineuse malgré la tristesse du propos.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 07:06

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Bullhead est un polar boursouflé par une mise en scène manièrée,ce qui est logique puisqu'il décrit un trafic d'hormones bovines et un héros dopé à la testostérone.

L'aspect  crépusculaire de ces confins de la Flandre et de la Wallonie,son exotisme-on se croirait dans un Western-,la présence des corps,des animaux,de la terre et du ciel en font une réussite malgré un scénario un peu trop compliqué.

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Fuyant le réalisme,la stylisation de tous les instants renvoie  au corps du héros sculpté aux hormones.Un chemin christique comme du Bruno Dumont,en plus modeste et donc en plus réussi.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:05

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Cheval de guerre est une fable pour enfants et pour adultes qui reprend les interrogations angoissées qui nourrissent le cinéma de Spielberg depuis la liste de Schindler.Le cheval nommé Joey est le véritable héros de ce film-un Barry Lyndon du vingtième siècle-qui passe d'un côté l'autre du champs de bataille comme le personnage du film de Kubrick.

En réalisant un mélo à l'ancienne,en appelant à l'émotion des spectateurs-il fait pleurer sur le destin d'un cheval-Spielberg montre l'énigme de la guerre,ici celle de 14-18 pour laquelle Sigmund Freud a dû inventer le concept de pulsion de mort.

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La virtuosité du récit et de la forme qui empreinte au cinéma de Ford,Vigor et Selznick avec les couleurs du technicolor passe également par le cinéma lucide et cruel du Kubrick des Sentiers de la gloire.

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Cheval de guerre est un mélodrame équin transcendé par la mise en scène et la lucidité.Le cheval est bien le personnage le plus humain du film.L'homme y est d'une sauvagerie totale,sa raison même semble le conduire au massacre.Cette interrogation sur le conflit entre intelligence et pulsions qui était au coeur du cinéma de Kubrick devient celle de Spielberg avec une forme moins grinçante mais tout aussi efficace.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 07:51

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David Fincher,spécialiste des films de serial killer-Seven,Zodiac-se devait d'adapter Millenium au cinéma.Le film est une enquète menée par un journaliste et une femme-détective privée d'un nouveau genre-sur une série de crimes dans une riche famille suèdoise.

Fincher accumule les indices et les péripéties non sans obscurités pour ceux qui n'ont pas lu le livre.La violence du film est plus poussée que ce que l'on voit d'habitude.L'utilisation de l'anglais dans cette histoire qui se passe en Suède reste un écueil.

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Le film est efficace,les acteurs excellents-mention spéciale à Mara Rooney-mais il n'est pas plus qu'un bon polar.Il ne transcende pas le genre comme le faisaient Hitchcock ou Lynch qui le transcendaient en faisant du parcours de l'enquète,une cartographie mentale des pulsions,de l'inconscient des personnages de leur film.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 07:04

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J.Edgar est le portrait d'un héros américain.Depuis 40 ans,Eastwood s'interroge sur ce qu'est un héros,avec au fil des décennies une ambiguité de plus en plus grande.Il en arrive aujourd'hui au sinistre Hoover,patron du FBI pendant 48 ans,policier scientifique,organisateur hors pair,paranoïaque anti communiste et maître chanteur.Le secret de sa longévité? Les dossiers qu'il possédait sur les 8 présidents sous lesquels il a règné.

Le film montre qu'il a organisé sa légende en apparaissant dans les bandes dessinées et les journaux,en rédigeant ses mémoires.Il s'est mis en scène en flic de terrain qu'il n'était pas. 

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Mais comme le titre l'indique,c'est le Hoover intime qui a interessé Eastwood,le Hoover vieilli,homosexuel refoulé,dominé par sa mère qui a vécu une histoire d'amour-platonique ?-avec son second,Tolson.

Le film trouve son rythme dans la dernière demi-heure du film.La première partie qui montre l'ascension de Hoover et son récit de sa vie pour écrire ses mémoires est rapide, plus exécutée que mise en scène.Eastwood semble s'être plus interessé au personnage vieillissant qui ne comprend rien à la fin des années 60 et au mouvement des droits civiques de Martin Luther King et se retouve avec son companon face à la mort.Mais si le maquillage de Di caprio est convaincant celui de Tolson est  hideux.

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Di Caprio donne une interprétation magistrale d'énergie,de névrose et de mauvaise foi.J.Edgar est une sorte d'aboutissement de l'oeuvre d'Eastwood.Le héros est déconstruit dans toutes ses dimensions,affectives,sexuelles,professionnelles.Les héros de cinéma comme ceux de la politique américaine sont exténués depuis bien longtemps.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 07:43

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Cronenberg est un cinéaste singulier,spécialiste d'un cinéma fantastique qui met en scène avec inquiétude les relations du corps et de l'esprit.Crash est le sommet de sa veine fantastique:le fracas des tôles automobiles remplaçant les relations sexuelles.Il y a chez Cronenberg,une fascination pour les prothèses qui renvoient aux pouvoirs artificiels du cinéma.

A dangerous method est un film romantique où l'invention de la psychanalyse est montrée à travers l'affrontement entre Freud et son disciple Jung qui vit une relation passionnée avec une de ses patientes.

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Il est logique que Cronenberg s'interesse à la psychanalyse puisque Freud a ouvert la voie à une science qui construit la psychée comme un conflit entre les pulsions-essentiellement sexuelles-,le corps,et les interdits de la société.Dans le film,Freud,raisonnable,apparaît comme un bourgeois qui veut avant tout défendre son invention,Jung,lui,tourmenté par ses pulsions,se rebelle reprochant à Freud sa prudence.On retrouve l'affrontement classique chez Cronenberg du corps-les pulsions- et de l'esprit-la raison-.Il y a toujours chez lui une sorte d'excès du corps,de la pulsion qui épuise ses personnages,les pousse vers un devenir monstrueux.

 

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Le film assez sage dans sa forme et malgré les performances de Fassbender et de Mortensen donne la curieuse sensation de voir une représentation appliquée des débuts de la psychanalyse.On ne croit jamais avoir Freud ou Jung devant les yeux.Seule le personnage de Keira Knigthley est véritablement incarné.Elle joue l'hystérie avec les postures que l'on connaît par les photographies d'époque des patientes de Charcot,le maître de Freud.Elle seule semble capable de se laisser aller à cet amour si controlé par Jung.On peut rêver de ce qu'aurait François Truffaut,un cinéaste lyrique, d'un tel scénario.Pas assez artiste,Cronenberg est un cinéaste qui n'a pas toujours dans sa mise en scène les moyens de réaliser sa thématique passionnante.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 20:05

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Scorsese réussit après Shutter Island un film lyrique,un ode au cinéma à la fois didactique et virtuose.Au moment où le cinéma américain passe au numérique,il s'interroge sur les débuts mécaniques du cinéma,sur Méliès qui a inventé un cinéma de trucage et de magie.Il montre également les premiers films des frères Lumière considérés comme plus documentaires.

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La gare Montparnasse est un ile dans Paris comme Shutter Island,peuplée de personnages savoureux,c'est un espace vivant comme le cinéma en a rarement construit.Un labyrinthe que l'on arpente en 3D comme un jeu video.

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Si l'enfant est le héros du film,Hugo Cabret n'est pas seulement un film pour enfant mais une reflexion sur le mécanique en l'homme.Comme Shutter Island le film est une enquète sur l'identité où le monde créé par le film correspond à un monde-cerveau-cerveau malade de Di Caprio dans le précédent film-cerveau traumatisé par la perte de son père pour Hugo Cabret.Pour reprendre la distinction faite par de Deleuze,Scorsese est passé d'un cinéma du corps-avec sa violence-,la période de Niro des années 70-80 à un cinéma du cerveau-la période Di caprio.En se tournant vers l'enfance celle de l'homme et celle du cinéma,Scorsese nous livre son art poétique.Il nous montre que le cinéma a toujours été hier comme aujourd'hui une machine à fabriquer des images mentales qui peuvent nous hanter toute notre vie.

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 15:21
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