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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 08:12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Harmonium est un thriller original, cruel et froid.Le film montre un processus de culpabilité qui ronge les personnages de façon virale.L'introduction d'un étranger dans ce qui paraît une famille ordinaire et qui la menace n'est pas une nouveauté mais le scénario se déroule sans rémission vers la punition.C'est une nouvelle variation glaçante sur crime et châtiment.

Harmonium
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 07:38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le générique et les cinq premières minutes du film sont prometteuses mais le scénario du film de Tom Ford souffre d'un grave déséquilibre.

Le film est le récit de la lecture par la responsable d'une galerie d'art d'un livre de son ex-mari.La mise en scène du contenu du livre-un polar violent-prend beaucoup de place à l'écran et n'a aucun rapport avec la vie que la femme a mené avec son mari.

Les deux récits sont parallèles, sans connexion, ce qui ne permet pas de comprendre pourquoi la femme , vingt ans après, regrette d'avoir quitté l'écrivain.

Le film est par ailleurs bien joué et bien photographié. 

Nocturnal Animals
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 06:52
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 08:19

 

 

 

 

 

 

 

Baccalauréat décrit la réalité roumaine et l'engrenage de corruption dans lequel est entraîné un homme qui veut que sa fille réussisse le bac avec plus de 18 de moyenne pour quitter le pays et justement échapper à la corruption.

On retrouve la maîtrise de la mise en scène de Mungiu, la virtuosité des plans fixes où se déroulent plusieurs actions. Le film est bien rythmé et efficace,les relations père-fille sont justes. Le film est intéressant mais moins fort que 4 mois, 3 semaines, 2 jours.

Baccalaureat
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:10

 

 

 

 

 

 

 

Jim Jarmush réalise un cinéma poétique et personnel souvent très inspiré. Paterson qui montre la vie quotidienne d'un chauffeur de bus poète n'est sans doute pas sa plus grande réussite.Le film qui veut restituer la poésie du quotidien n'échappe pas à l'anecdotique.Le personnage de la femme interprété par Golshifteh Farahani est particulièrement neuneu.On attend avec impatience le prochain film de ce cinéaste poète. 

Paterson
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 07:58

 

 

 

 

 

 

 

Manchester by the sea est un mélodrame adulte comme on en voit peu dans le cinéma américain. Le film est construit habilement sur des flashbacks. C'est l'histoire d'un homme qui doit élever son neveu -grand adolescent-à la mort de son père mais qui ne veut pas accepter cette responsabilité en raison d' un drame passé. Casey Affleck et Michelle Williams sont impressionnants.Les décors désolés de neige et de mer sont bien utilisés.L'adagio d'Alibinoni est un peu trop présent, c'est un beau film qui aurait gagné à être plus épuré.

Manchester by the sea
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 07:18

 

 

 

 

 

 

 

Personal shopper est un film qui mélange apparemment les genres fantastique et policier. Mais il appartient surtout à un genre très particulier que l'on pourrait appeler "Identification d'une femme".

Dans ce genre, une femme est suivie tout au long du film par la caméra amoureuse du metteur en scène. Vertigo, L'Avventura, Au hasard Baltazar, Une femme est une femme, Histoire d'Adèle H et plus près de nous Under the skin relèvent de ce genre.

La trame du film de Personal shopper est ténue, peu crédible. Le spiritisme comme l'intrigue policière sont essentiellement l'occasion de placer le personnage principal dans des situations stressantes et inquiétantes permettant au réalisateur de donner son actrice en pâture au spectateur.

Ces films ressemblent à des contes de fée, des contes de princesse que l'on habille et déshabille, le cinéaste y joue à la poupée. La scène ou le personnage de Kristen Stewart essaie les habits de sa patronne-ce qui lui est interdit- est l'épicentre de Personal shopper.

Dans ce type de film, le regard du metteur en scène en scène confine au sadisme mais lorsque l'oeuvre est réussie finalement c'est la comédienne qui maîtrise le film.

Ce type de film s'affronte au mystère de l'incarnation et délaisse le réalisme. Il ne faut donc pas y chercher la vraisemblance ou la cohérence dans mais simplement le regarder comme le portrait amoureux d'une actrice.

 

 

 

Personal shopper
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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 07:17

 

 

 

 

 

 

 

Sully est le meilleur film d'Eastwood depuis longtemps.Il y reprend son thème de prédilection:le héros américain qui prend ses responsabilités pour la communauté et qui l'entraîne vers le Bien.

Mais le film est d'abord une reconstitution brillante de l'amerrissage d'un airbus sur l'Hudson après la panne des deux moteurs de l'avion causé par un vol d'oiseau.Il montre surtout la mise en cause du pilote célébré en héros dans les médias mais accusé d'avoir paniqué et de ne pas avoir acheminé l'avion sur l'aéroport le plus proche.

Le film est resserré, sans graisse. La catastrophe est montrée plusieurs fois sans lasser. La présence pénible des médias est bien décrite.Tom Hanks très sobre, incarne parfaitement les doutes mais surtout la maîtrise du héros.

Le film évite le pathos et a un véritable souffle lors du sauvetage par les équipes de secours de New York.

La morale d'Eastwood est aristocratique. Il montre un homme qui a fait sans calculer ce qu'il devait, de façon instinctive aux prises avec des bureaucrates. L'individu contre le système en somme. Ce thème a été formalisé dans L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford qui voyait le cow-boy romantique John Wayne s'affronter à la loi représentée par James Stewart.

Contrairement au critique du journal Le Monde qui au sortir de ce film dit son incompréhension sur le vote d'Eastwood pour Trump, l'éloge de l'homme libre sans entrave qui se réalise à son meilleur dans ce film explique ce choix.

L'éloge de ce type de héros peut être assimilée à une position fasciste mais pour le cinéma cela permet la réalisation de bons films.

On peut rappeler que les cahiers du cinéma à l'époque Rohmer et Mourlet, ce dernier du groupe des mac-mahoniens, en défendant un certain cinéma d'actionaméricain étaient déjà sur cette ligne.

A noter que Sully est un meilleur film qu'American Sniper parce que le héros de ce dernier film-un soldat qui avait tué un maximum d'ennemis-était franchement dégoûtant.

Sully
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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 07:19

 

 

 

 

 

 

 

La fille de Brest est un film dossier à l'américaine qui réussit à exposer avec sérieux le scandale sanitaire du Médiator sans enlever au spectateur le plaisir de regarder une fiction.

Le film est réaliste mais on y voit de vrais personnages de cinéma. Sidse Babett Knudsen et Benoit Magimel y sont pour beaucoup.  

 

 

 

La fille de Brest
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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 10:15

 

 

 

 

 

 

 

Spécialiste des scénarios retors, de drames familiaux exposés de telle sorte que le spectateur ne connaisse pas le fin mot de l'histoire, Farhadi est un scénariste hors pair.

Mais dans Le client, la mécanique de son cinéma paraît sensiblement enrayée.

Probablement par manque de rigueur dans les détails de l'enquête sur une mystérieuse agression sexuelle, le film ne parvient pas à convaincre.

De plus,la relation -centrale- entre la femme agressée et son mari n'est pas assez développée. A la place, on les voit sur scène jouant la pièce de Arthur Miller -mort d'un commis voyageur-dont le rapport avec l'intrigue principale est pour le moins ténu.

Le client
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