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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 12:27
Le Pacte
Non ma fille... est un film sensible.Christophe Honoré après avoir chanté le bonheur de l'amour à 2 ou à 3 montre ici les dégâts de la liberté sexuelle dans les familles.
Le film est surtout le portrait d'une femme un peu perdue après son divorce que sa famille cherche à aider assez maladroitement. 
Marina Foïs et Chiara Mastroianni. Le Pacte
Le film a la fragilité de son héroïne,indécis et léger,il est sauvé par de très bons acteurs et un regard attentif et juste du metteur en scène.
Chiara Mastroianni réussit une belle prestation agaçante et attachante à la fois,elle porte le film avec talent.
Chiara Mastroianni. Le Pacte


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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 12:00
UGC Distribution
Un prophète est une sorte d'aboutissement pour Jacques Audiard qui reprend son scénario habituel-le film d'apprentissage- en l'approfondissant et en lui trouvant une forme particulièrement convaincante.
On retrouve le personnage du jeune homme qui doit faire son chemin dans la vie dans un environnement noir et hostile guidé par un père à la fois indigne et fascinant.
La prison est filmée de façon impressionnante,bien plus réaliste que ce que l'on voit au cinéma habituellement.C'est surtout la sensation d'enfermement que donne le film qui est parfaitement réussie.Même lorsque le héros sort de prison,le monde extérieur reste oppressant.
La vie en prison s'organise autour de la lutte de clan définis par l'origine ethnique:les corses contre les beurs.Le héros qui est d'origine arabe travaille pour les corses puis à son compte.
Tahar Rahim. Roger Arpajou
Le scénario qui montre l'ascension irrésistible d'un caïd à qui tout réussit parait un peu irréel en regard de la crudité du film,ses visages en gros plan,le bleu gris de la prison,la violence qui y règne.Tahar Rahim a l'innocence et la sauvagerie nécessaire au rôle.Arestrup est remarquable en parrain corse.Mais malgré quelques scènes oniriques et une scène de vision prophétique,le film n'atteint pas à la profondeur métaphysique que promet son titre.

Niels Arestrup et Tahar Rahim. Roger Arpajou


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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 11:42
Warner Bros. France
The informant est un film décevant malgré un Matt Damon qui fait le maximum.Soderbergh veut raconter l'histoire d'un affabulateur pathologique qui devient escroc malgré lui.La confusion qui règne dans sa tête égare le FBI qui mène l'enquète sur une multinationale de l'agro alimentaire.Le film aurait pu être interessant mais l'incohérence du scénario ne peut que décourager le spectateur le plus attentif. 



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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:57

The messenger a donc obtenu le grand prix au festival de Deauville.Il met en scène un couple de soldats-un vieux-Woody Harrelson -et un jeune-Ben Foster qui ont pour mission d'apprendre aux familles la disparition de leur  proche à la guerre en Irak.
Le film est solide mais répétitif-on voit sept fois l'annonce de la mauvaise nouvelle-et les films mettant en scène des duos chargés d'une mission avec un bleu et un ancien sont légions mais c'est vrai que ce film était d'une meilleure tenue que le reste de la sélection,il est vrai assez faible.



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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 09:46
  Deux jours à Deauville,8 films vus et 1 seul film qui mérite le détour.

World's greatest Dad avec Robin Williams est une comédie scabreuse,une sorte de remake du cercle des poètes disparus expurgé de son sirop,original et osé qui réussit à garder une note comique dans le drame.C'est la bonne surprise de ces deux jours.

Warner Bros. FranceThe informant est par contre une déception.Il s'agit d'un film d'escroc,incompréhensible malgré l'énergie dépensée par Matt Damon.Soderbergh comme dans la série des Ocean a beaucoup de mal à raconter une histoire sans l'embrouiller au point que le spectateur finisse par se desinteresser de ce qui se passe sur l'écran.

The messenger est un film sérieux assez réussi sur deux soldats qui annoncent aux familles la mort de leur proche au combat en Irak.Mais le scénario-on assiste à 7 annonces de décès -est un peu répétitif.

Paulina Gaitan et Edgar Flores. Diaphana FilmsSin Nombre est un film en espagnol bien interprété et bien photographié qui mélange film de gang et film sur des clandestins qui essaient de passer aux USA depuis le Mexique.Le scénario est un peu trop prévisible.
 
Odd Lot EntertainmentThe open road est un road movie produit par Wenders.On a le plaisir d'y retrouver Jeff Bridges et de traverser en voiture les Etats Unis,plaisir que Deauville ne nous refuse jamais.

Personal effects malgré une Michelle Pfeiffer attachante est confus et  inutilement mélodramatique.

Wonderful road et surtout The killing room d'une violence gratuite et désagréable ne laisseront aucun souvenir.


Un bilan mitigé mais on ne peut pas juger un festival sur deux jours.


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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 08:09
Universal Pictures International France
Comme les frères Coen,Tarentino fait un cinéma référentiel,autiste et maniériste dont le matériau n'est pas le Monde mais le Cinéma.C'est un conteur brillant,qui fabrique des machines cinématographiques qui carburent au cinéma d'hier.Dans Inglourious basterds se croisent avec virtuosité le film de guerre,le mélo sentimental,le film de commando et le western spaghetti.Le thème majeur de Tarentino est la vengeance.Elle est présente dans tous ses films et particulièrement dans celui-ci où Tarentino offre aux juifs une vengeance que l'histoire ne leur a pas donnée.Ce thème permet tout de suite de faire participer les spectateurs aux péripéties du film et fait du Cinéma un lieu de vengeance sur la Vie.
Brad Pitt. Universal Pictures International France
Dans ce film contrairement aux Kill Bill-du coup moins réussis-,Tarentino renoue avec ses dialogues proliférants qui nous font entrer dans son monde délirant.
Le mélange des langues:français,anglais,allemand et italien habituellement gommé du cinéma américain est ici particulièrement savoureux.Il réussit à nous mettre à la place des personnages qui sont pris au piège d'une  dialectique logique et délirante à la fois.Christoph Waltz dans le rôle du SS chasseur de juifs est avant tout un bavard qui circonvient ses interlocuteurs par sa faconde.C'est une sorte d'autoportrait de Tarentino.C'est cet officier nazi qui met en scène les personnages du film.Ce n'est pas un idéologue,mais un homme qui a trouvé un terrain de jeu à sa mesure dans la guerre.
Christoph Waltz. Universal Pictures International France
Le film est violent mais c'est une violence pour de rire.Brad Pitt n'est pas un héros-la figure héroïque est toujours ridicule chez Tarentino-.Il est divisé en chapitres qui ne raccordent pas totalement,donnant au film tonalité onirique.Dans Inglorious Basterds l'intrigue tourne autour du cinéma:les espions anglais sont critiques de cinéma,Goebbels est le rival de Selznick,c'est la pellicule en s'enflammant qui met fin à la guerre.
Tarentino accorde le Monde et l'Histoire à son désir de cinéma.Une curieuse utopie qu'il réussit à partager avec ses spectateurs.
Mélanie Laurent. Universal Pictures International France
Inglorious Basterds est un moment de jubilation cinématographique excellent dans la direction d'acteurs et aussi de spectateurs puisqu'il nous emporte dans son monde improbable de fantaisie.
Il n'y a qu'une seule politique dans Inglorious Basterds,celle du Cinéma.


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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 09:55
Sony Pictures Releasing France
Sacha Baron Cohen revient avec un personnage encore plus déjanté que Borat.Brüno est un homosexuel autrichien,journaliste de mode qui rêve de faire carrière à Hollywood.Sa nullité l'empêche d'être reconnu pour ses talents de créateur mais il réussit à devenir célèbre par le scandale.
Brüno c'est une fable sur la peopolisation du monde du cinéma,de la télé et de la mode.Sur la forme,le film ressemble à un film de Michael Moore,un film enquête avec caméra cachée,où les provocations de Brüno révèlent le conformisme,l'homophobie,l'homosexualité inconsciente des machos (les chasseurs,le prof d'arts martiaux)...
Le film est plus dérangeant que Borat qui s'attaquait au racisme.Dans Brüno,Sacha Baron Cohen s'attaque à un sujet plus universel-la sexualité-qui fonde encore plus l'identité que l'origine ethnique ou nationale.Les identités usurpées de Borat et de Brüno renvoient à une inquiétude du personnage sur son identité qui fait de Baron Cohen un héritier des grands comiques du passé:Chaplin,Keaton,Lewis et Allen avec beaucoup plus de mauvais gout et un réalisme documentaire,inconnu chez les vieux maîtres.Sacha Baron Cohen introduit une dimension de sauvagerie et de bestialité inédit dans le cinéma comique à ce jour.Il fait penser à Andy Kaufman,le personnage de Man on the moon,le film de Milos Forman qui racontait la vie et la mort d'un grand provocateur et truqueur de la télévision américaine des années 70.
Sacha Baron Cohen. Sony Pictures Releasing France
L'outrance obscène n'est pas toujours drôle mais dans l'ensemble assez efficace dynamitant les conventions.Les cibles-les homophobes,les fanatiques religieux et les people engagés dans la charity business qui en tirent des bénéfices médiatiques.
L'ambigüité est constante dans le film.S'agit il réellement de scènes tournées en caméra cachée ou mises en scènes?Baron Cohen invite à la fin de son film les people,Elton john,Bono qu'il a dénoncé dans son film,le rôle de Brüno est celui d'une folle grotesque qui exploite pour faire rire les pires clichés sur les homosexuels ...En vérité cela importe peu et l'outrance du personnage comique mise en scène paraît plus honnête et beaucoup plus cinématographique que la position un rien donneuse de leçons d'un Michael Moore
.
Borat et Brüno illustrent l'effacement de la frontière entre cinéma et documentaire qui caractérise le cinéma d'aujourd'hui avec une force comique inégalée.


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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 08:28
Warner Bros. France

Harry Potter,orphelin a toujours été un enfant inquiet-sur son identité,ses pouvoirs,ses affinités avec le Mal- mais à mesure que la saga avance les films deviennent de plus en plus sombres.Ce dernier opus rend compte de la transformation physique des acteurs qui ne sont plus ces charmants enfants pleins de ressources en connexion naturelle avec le merveilleux mais des ados assez ingrats avec leurs pénibles histoires de coeur.Ils ne sont même plus émerveillés par leurs pouvoirs magiques.

Emma Watson, Daniel Radcliffe et Rupert Grint. Warner Bros. France
La première partie du film est constituée de scènes quotidiennes à Poudlard dépourvues d'épisodes pittoresques.Le film est pratiquement contemplatif,dépourvu d'action.Même la partie de Quidditch est curieusement absorbée dans une atmosphère contoneuse de neige.Les déboires sentimentaux de Ron et Hermione sont décrits par le menu avec une distance ironique glacée.Dans cette première partie se mettent également en place de façon élliptique les forces du Mal autour de Drago Mallefoy.Dans la seconde partie,l'action et le fantastique reprennent leur droit mais Harry Potter connaît pour la première fois la défaite...
Daniel Radcliffe et Emma Watson. Warner Bros. France
La qualité des effets spéciaux nous transporte vraiment dans le monde imaginaire de JK Rowlings.Dans ce film comme dans toute la série,le cinéma ne semble pas connaître de limites.Ce qu'un écrivain peut inventer en mettant quelques mots sur le papier,les scènes les plus oniriques,les plus spectaculaires,le cinéma peut les retranscrire.Il y a une magie d'Harry Potter au cinéma à laquelle il ne faut pas résister.

Voir aussi Harry Potter et l'ordre du phénix

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 08:19
Universal Pictures International France
Michael Mann est peut être dans la vie un homme charmant,mais si on lui confie une caméra,il se transforme en brute épaisse filmant ses films d'action avec la subtilité des manieurs de mitraillettes de ses films.
Johnny Depp et Marion Cotillard. Universal Pictures International France
Là où un Johnnie To invente des variations sophistiquées sur le genre avec humour et élégance,Michael Mann filme sans scénario,une histoire de gendarmes et de voleurs de cour de récréation.Son cinéma repose sur le plus,plus de bruit,plus de violence,plus de gros plans.Le résultat de ce passage en force est consternant.



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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:35

Mars Distribution

Après avoir célébré le ménage à trois dans son précédent film,Woody Allen récidive dans Whatever works.En plus de l'éloge du trio amoureux,Allen fait celui du couple homosexuel et finalement de toutes les sortes d'amour du moment que ça marche.L'urgence de ce précieux message lui fait négliger le cinéma et ce film au rythme rapide-sans temps fort ni temps faible- est paresseusement filmé.

Evan Rachel Wood et Larry David. Mars Distribution

Whatever works est  une pièce de boulevard New yorkaise qui combat les préjugés sur l'amour et la bigoterie de l'Amérique profonde.Les dialogues sont brillants mais les personnages et les situations trop schématiques.Le film manque de chair.Larry David a le mérite de ne pas jouer comme un clone de Woody Alllen mais son personnage atrabilaire,boiteux qui se balade en short est peu ragoutant.Whatever works à l'image de son protagoniste principal est une comédie sans charme.

Patricia Clarkson. Mars Distribution

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