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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Park Chan Wook est un virtuose du cinéma. Ses thrillers vénéneux sont filmés avec une attention particulière à leur esthétique sans les figer dans l'académisme.Il y échappe par une dynamique particulière de scénarios labyrinthiques,la violence et l'érotisme.Un jeu pervers avec les interdits qui rappelle et renouvelle Hitchcock et Lynch.

Mademoiselle est un film historique qui se déroule lors de l'occupation de la Corée par le Japon.

C'est un film qui montre la même histoire de plusieurs points de vue  et qui dénonce la domination masculine.

L'enfermement des protagonistes dans une maison oppressante, la présence d'un oncle érotomane, la vaillance des victimes qui résistent avec les moyens du bord font de ce film un conte horrifique réussi.

Park Chan Wook a une vraie foi dans les images qu'il crée, dans la mise en scène, c'est devenu exceptionnel.

Mademoiselle
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 19:09

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi, Daniel Blake est un film social salutaire qui montre un travailleur qui n'arrive pas à faire valoir ses droits. Il se retrouve dans une situation administrative absurde:il n'est pas reconnu en invalidité  par l'Etat et son médecin ne lui permet pas de travailler.

Le film est solide, bien interprété.

Pour une palme d'or cannoise, il est peu innovant sur la forme.

 

 

Moi,Daniel Blake
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aquarius est la chronique du combat d'une femme seule contre des promoteurs immobiliers qui essaient de la forcer à vendre son appartement situé sur le front de mer à Recife au Brésil.

Le film est un peu atone mais le charme de l'actrice principal, du soleil, de la mer et de la musique brésilienne opère. 

Aquarius
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brooklyn village montre les contradictions d'un couple de bobos qui par besoin d'argent est obligé de chasser la locataire qui loue la boutique qu'ils ont hérité du père du mari. Le film est centré sur l'amitié des fils de la famille et de la locataire. C'est un film sensible mais un peu maigre. Rien à voir avec Woody Allen.

Brooklyn village
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 11:24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victoria est comédie dépressive qui fait rire ce qui est l'essentiel ! Le scénario ne brille ni par la finesse, ni par l'élégance mais les acteurs et les dialogues sont drôles et le côté vie quotidienne bordélique,original.

Victoria
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 10:55
Frantz

Frantz est une réussite comme l'était le dernier film d'Ozon, Une nouvelle amie. Comme dans son précédent opus, la mort crée un trouble d'identité chez le personnage principal qui prend la place du ou de la disparu(e).

Le cinéaste montre avec sensibilité les effets de ces changements sur l'entourage, les mensonges et la dissimulation qui les accompagnent.Il crée un suspense sentimental intrigant.

Le film en noir et blanc devient en couleur pour les scènes de fabulation, les scènes oniriques et aussi celles qui renvoient à l'Art puisque le tableau de Manet,Le suicidé, joue un rôle important dans le film.

Pour Ozon le cinéma est un lieu de fantasme qui ne résout rien mais qui permet d'explorer les mystères de l'identité.

Le film rappelle Jules et Jim de Truffaut mais semble filmer par Chabrol. Le couple Pierre Niney - Paula Beer est très bien.

Frantz
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:18
Toni Erdmann

A ce jour, les deux films présentés à Cannes les plus intéressants relèvent du genre burlesque.Toni Erdmann comme Ma Loute donnent une image du monde comme il ne va pas,en passant par l'outrance et le rire.

Toni Erdman fait le portrait d'une femme dévorée par son ambition, elle négocie des licenciements en Roumanie.Elle se retrouve à son corps défendant flanquée de son père qui vient perturber les difficiles négociations qu'elle mène avec des hommes d'affaire de Bucarest.

Contrairement à ce que l'on voit habituellement au cinéma, ce ne sont pas les jeunes qui recherchent leur émancipation mais c'est le père qui s'affranchit des conventions sociales.

Le film n'est pas manichéen et même si le portrait de la jeune femme, social, psychologique et sexuel est sans concession, le père qui fait licencier un ouvrier en faisant une de ses blagues, n'est pas très ragoutant.

Il fait un usage perturbant de fausses dents, de perruques mal ajustées.Le sommet est atteint lorsqu'il se déguise en objet phallique poilu.

Toni Erdmann n'est pas une comédie légère mais une image juste de notre Europe qui aliène également ses classes dirigeantes et mène ses activités délétères sur ses petits "pays" comme la Roumanie.

Toni Erdmann
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 06:55
Tout de suite maintenant

Le film repose sur un scénario aberrant: une sombre histoire de vengeance qui courre sur deux générations. Le casting brillant sauve cette oeuvre mineure. Bonitzer peut mieux faire.

Tout de suite maintenant
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 07:22
Diamant noir

Diamant noir est une très bonne surprise, un polar noir et poisseux qui tient son suspense jusqu'au bout, ce qui est extrêmement rare.

C'est l' histoire d'un infiltré dans une famille de diamantaire anversois.C' est à la fois documentaire et romanesque,une histoire fiévreuse de transmission familiale et une leçon sur la taille du diamant.

Le tailleur de diamant recherche la lumière dans la taille de la pierre.

Le cinéma d'Harari trouve la lumière de son cinéma dès son premier film.Très prometteur.

Diamant noir
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 07:20
Elle

Après Julieta d'Almodovar, Elle est un nouveau polar HItchcockien. Si le premier film était curieusement vide, celui-ci est dramatiquement plein. Le principe du scénario parfaitement mécanique et déplaisant est de faire de la victime d'un viol- Isabelle Huppert, remarquable comme toujours-un personnage monstrueux: le viol devenant une modalité de sa sexualité.

Cette inversion de la mécanique du polar a pour conséquence un manque de crédibilité du film rédhibitoire.

Hitchcock disait meilleur est le méchant, meilleur est le film, ici, le violeur n'a aucune consistance et les personnages qui entourent Huppert ne sont que des ombres sauvées par de très bons interprètes. Un film qui refuse la psychologie et qui perd en chemin son spectateur.

Elle
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