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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 12:26

Gaumont Columbia Tristar FilmsUne performance d'acteur trop visiblement réalisée en vue d' obtenir l'Oscar.Les auteurs ne réussissent pas à développer dans le temps la relation de Capote aux criminels.Ils ne parviennent pas non plus à rendre compte du contexte social et politique de l'époque.Rarement,une production américaine n'aura été aussi pauvre dans sa tentative de reconstitution du passé.Le film ne rend pas justice à Truman Capote,un auteur nombriliste qui lui a au moins essayé de se confronter avec la réalité du crime et du chatiment.

Philip Seymour Hoffman. Gaumont Columbia Tristar Films  

Il est bouffi d'orgueil et de malaise...

Philip Seymour Hoffman. Gaumont Columbia Tristar Films

Les condamnés à mort ont du mal à exister

Clifton Collins Jr. et Mark Pellegrino. Gaumont Columbia Tristar Films



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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 22:18

Metro Goldwyn Mayer (MGM)

 La panthère rose revient avec son inspecteur français ringard.Une vision de la France avec son football et sa République ridiculisée avec méchanceté:une vision franchement antifrançaise règne dans ce film expliquant peut être l'étrange apathie de Jean Réno .Mais le film est sauvé par un vrai comique,Steve Martin qui déclenche des catastrophes absurdes et vraiment drôles.Un corps et une voix qui au centre du film renouent avec un genre-le burlesque-bien délaissé.De la bêtise considérée comme l'un des beaux arts.

Steve Martin. Twentieth Century Fox France Kevin Kline, Steve Martin et Jean Reno. Twentieth Century Fox France

Il est pas beau cet agent     une belle brochette

Steve Martin. Twentieth Century Fox France Steve Martin. Twentieth Century Fox France

Le bérêt français               Attention à la chute



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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 12:27

Une comédie réussie parce qu'inscrite dans une réalité,celle du  milieu juif de New York.On y retrouve avec plaisir le territoire réservé de Woody Allen. La différence de milieu entre le mannequin branché et le petit bourgeois, leur différence d'age font de cette comédie sentimentale romantique une réussite construite sur l'affrontement des caractères et de leur entourage.Le charme d'Uma Thurman opère...Meryl Streep est à l'aise dans la comédie ce qui n'était pas évident à priori.

Bryan Greenberg et Uma Thurman. Universal PicturesMeryl Streep et Uma Thurman. Universal Pictures



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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 08:41

Un beau film sur la rupture d'un couple,filmé imperturbablement en plan fixe.Les dialogues du film ont été improvisés,laissant les acteurs seuls devant la caméra avec leurs mots.Suwa filme avant tout leurs corps et leurs visages,leur énergie et leur desespoir.Il capte les affects qui traversent les corps des acteurs.Chaque scène est un moment d'affrontement où les mots cherchent à toucher l'autre dans son corps,physiquement.

  Les visites au musée Rodin montre aussi des corps sculptés dans la matière et qui dans des poses extrèmes sont torturés dans leur chair;comme cet homme et cette femme qui s'affrontent et qui en même temps veulent croire à leur couple.La très belle lumière de Caroline Champetier n'est pas pour rien dans la réussite de ce film dont elle a composé un bel écrin de lumière.

Valeria Bruni-Tedeschi.

Elle,j'aime sa voix et son regard...

Bruno Todeschini.

Lui.



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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 08:42

.L'empereur du Japon dans son intimité.Un petit bonhomme éduqué pour être un dieu et qui n'est même pas un homme.

Sokurov continue l'exploration des lieux de pouvoir:le Berghof de Hitler,l'Ermitage de Saint Petersbourg et là le bunker de l'empereur à Tokyo.

Dans ces décors se trainent des dictateurs qui sont des pantins pathétiques que leur pouvoir dépasse.L'enfermement de Hiro Hito est le plus éprouvant.La scène de la sortie du bunker de l'empereur acceuilli par un volatile de type échassier est une image étrange et inoubliable.Cet empereur japonais va abdiquer se soumettant aux américains et aussi à sa propre conception  de l'homme:il est un esprit scientifique et il sait qu'il n'est pas un dieu.

Lui,qui n'a pas le droit de regarder des films est fasciné par les photos des stars d'Hollywood et particulièrement celles de Chaplin auquel les journalistes américains le comparent.

Sokurov montre les dictateurs comme des createurs de fiction qui ont la folie de croire à leur création et auxquels leur entourage et leur nation se sont identifiés.Le pouvoir est un  mirage cauchemardesque.Un mensonge dont personne ne veut se passer.Comme le cinéma dont Sukorov avec ses images à la fois précises et oniriques est l'un des maîtres.

Issey Ogata. Océan Films

un empereur bègue          sa femme

Océan FilmsRobert Dawson. Océan Films

un sujet fidèle                   l'Américain



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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 12:38

Mars DistributionUn mélodrame qui mérite tous les oscars techniques,très bien interprété par la nouvelle vague des actrices chinoises.Un beau travail de producteur.Une histoire peu crédible (une jeune geisha est amoureuse toute sa vie de l'homme qui lui a donné une glace dans son enfance).Une mise en scêne sans inspiration.Dommage...

Zhang Ziyi. Mars Distribution  Zhang Ziyi et Ken Watanabe. Mars DistributionZhang Ziyi et Gong Li. Mars Distribution



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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 08:40

Affiche teaser américaine. Universal Pictures.L'Amérique est en crise et Spielberg devenu un cinéaste adulte et responsable veut nous plonger dans la confusion qui est celle de l'Amérique face à ses certitudes,ses héros et ses mythes.L'apparition de l'homme qui tua Liberty Valance de John Ford -le plus grand film sur la violence et l'état de droit en Amérique- montre qu'il s'agit d'une réflexion sérieuse sur la violence d'état.

Qu'il prenne ici des agents du Mossad israelien ne change rien à l'affaire,son film montre les questions morales qui agitent l'Amérique d'aujourd'hui.Le personnage principal-Eric Bana un peu terne et donc parfait-,choisi par les services secrets israeliens pour exécuter les auteurs de la prise d'otage de Munich n'est pas un professionnel.Il recrute une équipe d'amateurs et se lance dans une chasse à l'homme clandestine.Très vite il est en but aux difficultés de l'action et à la necessité de s'allier à des agents mercenaires qui vendent des renseignements au prix fort.La figure paternelle interprètée par Michael Lonsdale de celui qui trafique et qui vend au plus offrant n'est pas pour rien dans le trouble du héros.Privé de repère,sa mission et son équipe se délitent.Chaque membre du groupe devient de plus en plus perso comme on dit au football.Les individus prennent le pas sur leur mission;Le film se termine devant les Twin Towers de New York encore debout et les question sur la violence que se pose le personnage de Spielberg semblent annoncer les déchainements à venir:11 septembre,guerre d'Afghanistan et guerre d'Irak.

Ce film d'espionnage bien filmé qui décrit avec brio les actions du commando est doublé d'une réflexion politique interessante.Reste une scêne ratée et choquante:le héros se représente des images de la fin sanglante de la prise d'otage de Munich pendant qu'il fait l'amour à sa femme.Spielberg y souligne bien lourdement l'obsession morbide du héros.

Ce film nous en dit beaucoup sur l'Amérique d'aujourd'hui qui a choisi de répondre par la violence au terrorisme au risque d'entrer dans un engrenage sans fin.

Dans un monde où la figure paternelle  est celle d'un mercenaire sans scrupule et où l'individu a éliminé le citoyen.A quoi s'attendre ?

Universal PicturesEric Bana et Geoffrey Rush. Universal Pictures

Si vous acceptez cette mission...

Mathieu Kassovitz et Eric Bana. Universal Pictures

En action



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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 08:40

Affiche française. Mars DistributionUne adaptation de Jane Austen filmée avec audace,servie par de bons comédiens et une Keira Kneithley extraordinaire.La raideur reprochée au personnage de Macfayden est celle décrite dans le livre et le film montre bien cette société anglaise cloisonnée où les filles n'ont d'autre horizon que la perspective du meilleur mariage possible.L'image est belle,les décors somptueux,la distribution irréprochable,la bande son qui mélange Beethoven et Ravel est une réussite.La caméra en mouvement,capte la vie en évitant la momification académique qui est le risque de ce genre de film.Un bon spectacle.

Brenda Blethyn, Jena Malone, Talulah Riley et Keira Knightley. Mars DistributionKeira Knightley et Matthew MacFadyen. Mars Distribution

De belles jeunes filles un couple sous la pluie

Kelly Reilly et Matthew MacFadyen. Mars Distribution

Le charme très dicret de la bourgeoisie



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7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 12:25

Affiche teaser américaine. Universal Pictures.Un film original qui montre la guerre autrement.Comme dans ses films précédents,Sam Mendes décrit un homme médiocre pris dans un engrenage meurtrier.Loin des grandes fictions de guerre sur le Viet Nam dont la complaisance est sévèrement dénoncée dans une scêne où Apocalypse Now est projeté devant des marines enthousiastes;Jarhead reste au plus proche d'un individu qui va vivre une guerre dont les buts politiques sont obscurs et qui va surtout vivre sous un régime de dicipline militaire qu'aucun individu de nos démocraties occidentales ne peut accepter.Il n'y a plus de grand récit parce que l'individualisme des citoyens des pays occidentaux mine les récits mythiques sur la Nation et le Drapeau.Même chez les marines,le doute d'insinue.Et en même temps que l'individu prend le pas sur le soldat dans l'armée,le récit cinématographique devient un montage de micro évènement sans le souffle des grands films de guerre d'il y a 25 ans.Le cinéma est un révélateur de son époque.

Jake Gyllenhaal et Peter Sarsgaard . United International Pictures (UIP)Chris Cooper. United International Pictures (UIP)

Il aime l'armée                 le colonel pas très net

Jamie Foxx. United International Pictures (UIP)Jake Gyllenhaal. United International Pictures (UIP)

Le sergent un vrai dur     Humilié en père noël

United International Pictures (UIP)

Dans le désert en feu



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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 08:40

Océan FilmsTrois films avec les même personnages:un homme et deux femmes.Et la même histoire d'amour qui se joue à trois époques différentes de l'histoire de Taiwan.

La première histoire se passe dans les années soixante.Assez naïve,elle raconte l'amour chaste entre un jeune homme et une serveuse de bar dans des clubs de billard.Il la voit,la perd,la recherche,la retouve et lui prend la main.Hou Hsiao Hsien tisse un jeu subtil de rimes,de répétitions sur les tapis de billard,les trajets en bateau,les lettres envoyées et jamais reçues.Cette partie un peu molle est celle d'un havre de paix comparée aux deux parties suivantes bien plus violentes.

La seconde histoire a lieu dans les années 1900 et montre une courtisane qui voudrait être libérée de la maison close où elle officie mais dont l'amant préfère libérer une autre femme parce qu'il souhaite garder sa maitresse à sa merci.C'est un moment où Taiwan est dominée par le Japon.La splendeur des intérieurs,des costumes de ce film muet et une musique entètante font de cette partie une réussite extraordinaire.Hou Hsiao Hsien dont le gout pour les plans fixes est parfois lassant parvient à réaliser avec ce film muet son chef d'oeuvre.

La troisième partie est contemporaine.On y voit des motos,des téléphones portables,des ordinateurs.La femme souffre d'épilepsie.Elle est en but aux récériminations de sa compagne-elle est lesbienne-qui voit d'un mauvais oeil son idylle avec un jeune photographe.Spleen contemporain,curieuse impression d'enfermement.La mondialisation en Asie n'est pas très joyeuse.Les médiations électroniques rendent les relations plus directes,plus faciles mais plus dures.Tout est consommation.

Hou Hsiao Hsien est sociologue,historien et plasticien,il ne se soucie guère de l'action dans ses films.Il s'appuie sur l'histoire de Taiwan pour faire avancer sa narration.C'est sa force lorsque la splendeur de la mise en scêne comme dans la deuxième partie arrive à nous éblouir.

Shu Qi et Chang Chen. Océan Films  Chang Chen et Shu Qi. Océan Films

Shu Qi et Chang Chen. Océan Films



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