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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 07:22
The Assassin

The Assassin est un film signé Hou Hasio Hsien magnifique formellement mais déroutant dans la conduite du récit. Cinéaste de la séquence, il se refuse à raconter une histoire avec les repères scénaristiques habituels. Il filme des suites de scènes sans les expliciter, jetant le spectateur dans des épisodes et devant des personnages qu'il ne peut pas toujours identifier.

Ce récit troué renvoie à une conception du monde et du cinéma où l'Etre prend le pas sur le devenir où l'action humaine semble dérisoire face au monde.

Curieusement, les scènes d'action sont très sèches, découpées et brèves, loin de la virtuosité de Zhang Yimou dans Héro.

Le personnage principal, the Assasin, est une jeune femme en noir qui apparaît et disparaît mystérieusement, principe d'action absorbé dans la stase généralisée de la mise en scène. Elle se confond avec le jade brisé qu'elle a reçu, enfant et qui a été partagé avec son cousin qu'elle doit assassiner.

La figure de style favorite de Hou Hsaio Hsien est un lent panoramique latéral sur ces personnages filmés frontalement en plan général.

Il préfère filmer les temps morts plutôt que les scènes d'action.

Son talent s'exprime dans la chorégraphie des acteurs et de la caméra, la perfection des décors: Ah ces voiles de soie qui ondulent au gré du vent dans le palais du gouverneur et ces flammes vacillantes des bougies ! et dans une photographie des paysages somptueux.

Les oeuvres de Hou Hsiao Hsien ne refusent pas la psychologie ou les émotions mais les livrent avec une distance déroutante et par moment éprouvante.

The Assassin
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 07:16
The revenant

The revenant est un film impressionnant, du jamais vu sur l'écran. Un western âpre et dur arraché à la nature hostile. Une mise en scêne qui réalise des séquences inédites comme l'attaque de l'ours, une photographie qui alterne longs plans séquences qui se déploient dans un vaste espace et des très gros plans (on voit la buée de l'haleine des acteurs sur l'objectif de la caméra). Une interprétation physique de Di Caprio (on n'aimerait pas être à sa place même pour l'oscar).Des scênes à couper le souffle qui nous transportent dans un monde onirique pour lequel le cinéma a été inventé.

Mais malgré toutes ses qualités, une insatisfaction.Une impression de boursouflure,de grand art , mais d'art pompier. La faute à un scénario linéaire de revanche trop classique vu dans de trop nombreux westerns sur lequel les thèmes secondaires du génocide indien et de la rédemption christique n'arrivent pas à faire contre-point, pas assez développés. The survivor est imparfait mais passionnant. A voir bien sûr.

The revenant
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 07:41
Ave, Cesar

Spécialistes depuis leurs débuts du recyclage des films Hollywoodiens de l'age d'or, les frères Coen reviennent avec ce film au rythme curieusement languissant. La réalisation est soignée mais le film est sans vie.

Les dénonciations des turpitudes d'Hollywood paraissent bien sages, le complot communiste des scénaristes peu crédible.

Les audaces de Barton Fink ou de de Miller's crossing ont bien disparu. Le film pourrait pratiquement être signé par les studios Disney.

Ave, Cesar
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 07:16
Je ne suis pas un salaud

Je ne suis pas un salaud est un polar social qui rappelle le cinéma d'Alain Corneau. Le film est efficace, interprété avec sincérité et bien filmé avec une attention particulière aux visages, ce qui est la marque du cinéma de Finkiel.

Le film hésite entre chronique social et polar (qui fait retour à la fin).Un choix plus affirmé de l'un des deux genres aurait peut être rendu le film plus fort.

L'itinéraire de cet homme perdu, qui à la rage contre la société et qui s'ingénie par désespoir à aggraver son propre sort ne laisse pas beaucoup de place à l'empathie.

Je ne suis pas un salaud
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 07:39
Les délices de Tokyo

Les délices de Tokyo est un beau film qui montre l'association de deux laissés pour compte de la société japonaise avec une douceur amère et très digne.

L'attention à l' atmosphère: le ciel de Tokyo, les cerisiers en fleur et aux détails,celles des recettes de cette échoppe qui confectionne des pancakes aux haricots confits fait de ce film au rythme contemplatif,un beau moment,loin du bruit et de la fureur du cinéma dominant.

Les délices de Tokyo
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 07:29
Steve Jobs

Steve Jobs est un film d'Aaron Serkin le scénariste qui a créé les séries A la maison blanche et The newsroom. Il montre le fonctionnement de la démocratie américaine en mettant en scène des hommes de pouvoir et de communication. Sa technique est celle du walk and talk: Les personnages déambulent et débitent des dialogues vifs, rapides dont le sens peut échapper au spectateur.

Dans Steve Jobs, il met en scène le créateur d'Apple à l'occasion de trois shows échelonnés dans le temps à l'occasion du lancement de nouveaux produits. Cette unité de lieu et presque d'action montre un homme obsédé par lui-même et son oeuvre, autoritaire, mauvais père, mauvais camarade, mauvais chef et souvent dans l'erreur. Son succès semble lié à ses défauts:il a créé une machine fermée sur elle-même qui semble à l'image du narcissisme de son auteur et probablement de son public.

Ce film théatral est filmé de façon efficace et très bien interprêté.C'est beaucoup plus interessant qu'un biopic par les zones d'ombre laissées par son dispositif. The social network du même auteur, plus cinématographique était moins convaincant.

Steve Jobs
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 07:22
Spotlight

Spotlight montre une enquête des journalistes du Boston Globe qui a révélé l'ampleur des actes de pédophilie à l'intérieur de l'église catholique à Boston entre 1976 et 2002.Le film est sérieux, bien documenté mais manque d'originalité si on le compare au récent Big Short beaucoup plus innovant.

Spotlight
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 08:03
Carol

Carol est un film sensible, très bien photographié et très bien interprêté. La reconstitution des années 50 est impeccable. Mais le scénario de cette histoire d'amour empêchée manque de consistance.

Carol
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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 07:15
Star wars: la revanche de la force

A part le mignon BB 8, ce nouveau star wars ne renouvelle pas la saga. C'est un long film de poursuite sur lequel on a plaqué une philosophie de pacotille.De plus dans l'UGC où il était projeté, l'image 3D était hideuse.

Star wars: la revanche de la force
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 10:38
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