Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 07:25
Mon fils

Mon fils raconte le parcours d'un jeune arabe israélien qui part à Jérusalem pour poursuivre ses études.

Il est construit en trois parties: La première montre son enfance sur le ton drolatique et amer des films d'Elias Suleymane, la seconde -la meilleure- montre son arrivée à Jérusalem, les débuts de son amitié avec un jeune juif handicapé et une histoire d'amour avec une étudiante juive. La troisième partie conclut le parcours d'une façon surprenante et peu crédible.

Eran Riklis veut montrer que les 20 % d'arabes israéliens sont des citoyens de seconde zone en situation d'apartheid par rapport aux juifs. Il le fait avec un scénario schématique et militant qui manque de la sensibilité et la nuance nécessaires à un film de cinéma.

Mon fils
Repost 0
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 07:43
American sniper

Le début d'American Sniper donne une grille de lecture pour tout le cinéma d'Eastwood: l'humanité se divise en brebis qui subissent; en loups, les prédateurs qui veulent dépouiller les brebis et en chiens de berger qui veillent sur elles.

Tout son cinéma fait le portrait de ces héros - les chiens de berger- qui prennent sur eux la violence nécessaire à la défense des brebis contre les loups. Pale Rider, les héros d'Impitoyable,de Gran Torino et bien sûr,Chris Kyle,le personnage principal d'American Sniper sont des chiens de berger.

Cette thématique issue du western a parcouru toute son oeuvre, en montrant l'ambiguïté de l'usage de la violence au cinéma à la fois spectaculaire et donc cinématographiquement excitante, à la fois répugnante dans ses conséquences humaines mais nécessaire pour lutter contre le Mal.Cette conception semble sortie d'une lecture bigote de la Bible et du pêché originel.

Le cas de Chris Kyle, tireur d'élite qui a tué plus de 160 personnes au combat est exemplaire du héros eastwoodien. Il se vit comme un sauveur de l'Amérique mais Eastwood montre ses doutes qui sont essentiellement mis en scène dans ses relations avec sa femme souvent en pleurs. Ces scènes répétitives donnent au film un tour machiste désagréable.

La guerre est filmée avec le réalisme des films de Kathryn Bigelow, loin de la stylisation des films sur le Viet Nam des années 70. Les scènes d'action sont réussies même si le duel à distance avec le sniper syrien paraît artificiel.

Chris Kyle ressemble à un héros de Howard Hawks qui réussit à merveille sa mission mais l'inscription de ce récit dans l'histoire contemporaine évoque plutôt le cinéma de John Ford bien qu' Eastwood ne s'interroge pas vraiment sur l'engagement américain en Irak.

Curieusement à la fin du film, la disparition dérisoire de Kyle n'est pas filmée. Eastwood préfère filmer les hommages officiels de la Nation au héros.

Il ne lève pas les ambiguïtés de Chris Kyle, un technicien de la mort.

Son film met en scène un personnage qui a vraiment existé, il lui prête des scrupules q'il n'a peut être jamais eu.

Ces interrogations byzantines sur la violence conviendraient mieux à un film de pure fiction plutôt qu'à ce biopic truqué.

American sniper
Repost 0
8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 09:10
It follows

Un film d'horreur avec une idée originale:la sexualité transmet des hallucinations mortelles dans la ville fantôme de Detroit. Mais le film reste une longue course-poursuite un peu vaine à cause d'un scénario trop prévisible.

It follows
Repost 0
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 08:58
Foxcatcher

Foxcatcher est un drame psychologique chez les musclés. Le scénario très soigné joue de la complexité des relations de domination entre frères et entre le Maître et l'Esclave.

C'est un drame de la richesse qui met en scène l'homme le plus riche du monde à l'Oedipe mal liquidé. Un personnage ridicule, une sorte de Nosferatu dégouttant et quand même touchant.Le film tourné avec sérieux vaut par sa très belle performance du trio d'acteurs

Foxcatcher
Repost 0
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 08:37
Phoenix

Phoenix montre le retour chez elle en Allemagne d'une femme qui sort des camps après la seconde guerre mondiale. Elle est défigurée, son mari ne la reconnaît pas. Il lui demande de prendre la place de sa femme disparue pour s'approprier son argent.

Il s'agit donc d'un film qui reprend le schéma de Vertigo de Hitchcock, où un homme demande à une femme de prendre la personnalité de celle qu'il a aimé.

Ce schéma qui redouble le dispositif du tournage de cinéma met l'homme en position de metteur en scène et la femme en position d'actrice.Ce dispositif est fécond et a été souvent repris chez Brian de Palma par exemple.

Le couple Nina Hoss et Christian Petzold continue d'explorer l'histoire allemande. L'Allemagne d'après guerre y est curieusement abstraite et stylisée.

La dernière scène du film est une réussite émouvante qui se sert de la voix et du chant dans un film désincarné où la survivante qui était totalement assimilée avant guerre retrouve un monde angoissantoù elle n'a plus de place.

Phoenix
Repost 0
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 08:23
L'Affaire SK1

L'Affaire SK1 montre la traque de Guy George, serial killer des années 90.Il hésite entre la reconstitution documentaire d'une enquête policière et la mythologie du polar français des années 60 - 70 type Melville pour le meilleur, Verneuil pour le moins bon.

Personnaz ressemble à Delon et les personnages féminins, sa femme et l'avocate incarnée par Nathalie Baye sont sacrifiées sur l'autel de la virilité du polar misogyne. Les seconds rôles masculins sont mieux traités mais n'échappent pas au pittoresque.

Reste une belle interprétation du tueur par Adama Niane.

L'Affaire SK1
Repost 0
3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 08:09
A Most Violent Year

A Most Violent Year est une reprise virtuose du cinéma de mafia du Nouvel Hollywood des années 75/80. Le film montre un petit chef d'entreprise qui lutte seul contre la mafia. Oscar Isaac est impressionnant de présence dans un rôle à la Pacino et le New York glacial et enneigé des années 80 est très bien reconstitué. Comme il existe des faux Vermeer réussis, A Most Violent Year est une très belle copie.

A Most Violent Year
Repost 0
1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 11:34
Repost 0
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 07:44
Exodus:Gods and Kings

Exodus ne permet pas de répondre à cette question qui taraude les cinéphiles depuis 40 ans: Ridley Scott est il un auteur ou simplement un technicien virtuose ? Ce peplum biblique est réussi pour les grandes scènes spectaculaires: les plaies d'Egypte et le passage de la Mer Rouge. Par contre, le film manque un peu de souffle dans le portrait de Moïse qui hésite entre un personnage inspiré par Dieu ou un simple illuminé.

La lecture athée de l'Exode diminue la force du récit soit parce qu'elle n'est pas totalement assumée soit plus probablement parce que cette histoire doit être racontée avec la foi du charbonnier.

Exodus:Gods and Kings
Repost 0
26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 07:22
Coming home

Coming home est un mélo classique et un peu désuet qui relève de la veine modeste du cinéma de Zhang Yimou à l'opposé de ses grandes fresques historiques et virtuoses comme Héro.

C'est une belle histoire d'amour qui raconte l'histoire d'une femme amnésique qui ne reconnait plus son mari lorsqu'il rentre de dix ans d'incarcération dans un camp de concentration chinois à l'époque de la révolution culturelle.

Le mari fait tout pour ressusciter sa mémoire puis il renonce, et il finit par attendre son propre retour.

Zhang Yimou considéré comme proche du pouvoir chinois actuel dénonce sans ménagement l'inhumanité du maoïsme.

Coming home
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de cine-fils
  • Le blog de cine-fils
  • : Critiques des films en salle pour répondre à cette question:que peut (encore) le cinéma ?
  • Contact

Recherche

Liens