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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:04
Pyramide Distribution
Femmes du Caire est un film surprenant à la fois féministe et violent,c'est également un divertissement brillant,un conte oriental moderne mené avec humour et intelligence.Le film raconte l'histoire d'une journaliste de télévision qui dénonce la corruption politique de son pays et qui sous la pression de son mari,journaliste d'état qui craint pour sa carrière,est obligée de se cantonner à produire une sorte de magazine télé pour femmes.Mais la condition des femmes est telle que ses reportages restent aussi explosifs.
Mona Zaki. Pyramide Distribution
Le film montre une Egypte riche et moderne qu'il confronte à une Egypte plus populaire et islamiste,voir la très belle scène dans le métro où la journaliste bimbo est obligée de se voiler.
Le mensonge et les conventions règnent dans tous les milieux.La domination masculine est partout mais dans ce film les femmes ne se laissent pas faire et ce sont les homme qui sont victimes de leur propre pouvoir.
Mona Zaki. Pyramide Distribution
Le film dénonce un régime politique autoritaire et une domination masculine oppressante avec humour sans masquer la terrible violence de cette société.Cette guerre des sexes concerne l'Egypte mais elle se passe pour l'essentiel dans un milieu émancipé et pourrait se dérouler en occident.La légèreté du film vient d'interprètes épatants et d'un rythme de comédie menée de mains de maître.Ce gout du spectacle fait toute la saveur de Femmes du Caire.


Le DVD est produit par TF1 video,il contient un entretien intéressant avec Yousry Nasrallah,le réalisateur.
Cet article a été écrit avec le concours de cinetrafic.



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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 07:51
Pretty Pictures
La tisseuse est un beau mélodrame classique qui montre la réalité sociale de la Chine à l'heure de la mondialisation.Une réalité brutale,où une jeune femme,l'héroïne du film,atteinte de leucémie ne peut pas recevoir le meilleur traitement disponible parce qu'elle n'a pas les moyens de le payer.Ce n'est pas un film sur la maladie mais plutôt le portrait d'une ouvrière qui s'interroge sur sa vie au moment de l'annonce d'une maladie mortelle.C'est aussi le portrait de la Chine qui est passée brutalement du communisme à un capitalisme sauvage. 
Yu Nan. Pretty Pictures
Le titre du film,la tisseuse,renvoie au métier de la jeune femme mais également avec une certaine nostalgie,à un chant soviétique qu'entonnait les ouvriers de l'usine à l'époque communiste.Le film montre un pays qui change vite.L'usine de la tisseuse va fermer,les anciens quartiers de Pékin sont rasés,les ouvrières vont au dancing pour arrondir leur fin de mois.Marchandisation des corps et des âmes.
Yu Nan. Pretty Pictures
Le film montre assez peu la maladie mais plutôt la quête de liberté de la jeune femme qui quitte un temps sa famille et décide d'aller voir la mer et de retrouver à Pékin le seul homme qu'elle a vraiment aimé.
Ce film politique et social n'est pas un article de journal mais un film incarné grâce au talent de son interprète principale et à une très belle photographie qui transforme un scénario sombre et sérieux en un film lumineux.


Ce DVD est produit par M6.
Article écrit avec le concours de Cinetrafic
Retrouver la fiche de la tisseuse sur ce site
et la liste thématique film et cancer.



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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 07:40
Diaphana Films
Une vie toute neuve est un film sensible et fragile sur une enfant abandonnée par son père dans un orphelinat en Corée dans les années 70.Il s'agit d'un film autobiographique dans la veine des 400 coups de François Truffaut.Il montre une enfant abandonnée qui ne comprend pas ce qui lui arrive et qui devient un objet confié à une institution.Le film dans sa retenue et sa pudeur-pas de scènes pour tirer les larmes-à la pureté du regard de l'enfant sur un monde qu'elle ne comprend pas mais qu'elle essaie de déchiffrer.La cinéaste montre bien que la petite fille dans sa recherche de la cause de son abandon se sent coupable du mal qu'on lui a fait.
Kim Saeron. Diaphana Films
Les employés de l'orphelinat ne sont pas méchants ou cruels,ils font ce qu'ils peuvent mais la petite fille est abandonnée sans amour.Il existe une solidarité entre les enfants mais le film montre plutôt la grisaille du quotidien.La petite sera envoyée en France comme un paquet  adoptée par une famille qu'elle n'a jamais rencontrée.La précision du film,son honnêteté le rattache à ce cinéma coréen toujours très attentif à la réalité même dans ses films de genre les plus extravagants.

Kim Saeron. Diaphana Films
Le bonus consiste en un entretien éclairant avec la réalisatrice qui explicite la distance entre la fabrication d'un film élaboré et les souvenirs d'enfance de la réalité.

Article réalisé grâce au partenariat avec cinetrafic

Une Vie toute neuve

Un film de Ounie Lecomte avec Saeron Kim et Do yeon Par.

Distribution :  Diaphana

Fiche produit Boutique Diaphana

Date de sortie : 20/05/2010




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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:15

Kinovista

Andrej Wajda a réalisé avec L'homme de marbre l'un des plus grands films politiques du XXème siècle.Ce film d'une liberté critique étonnante,tourné en Pologne en pleine période de stagnation soviétique annonçait Solidarnosc,la Perestroïka et la chute du mur de Berlin.Avec Katyn,Wajda montre qu'il n'a rien perdu de sa virtuosité cinématographique et de son acuité politique.C'est d'autant plus salutaire qu'il a connu les évènements qu'il nous montre,son propre père,officier de l'armée polonaise,ayant été une des victimes du massacre de Katyn.Les oeuvres des auteurs de la génération de Wajda qui ont connu la seconde guerre mondiale deviennent cruciales au moment où des artistes plus jeunes:Tarentino avec Inglourious Bastards pour le cinéma,Jonathan Littel ou Yannick Haenel pour la littérature créent des oeuvres de valeur mais comme déconnectées des vrais enjeux historiques et des valeurs morales du passé.

Kinovista

Katyn montre le massacre des officiers polonais par l'Armée rouge en 1940,dénoncé par les nazis en 1941 puis mis par les soviétiques sur le compte des allemands.Ils prétendaient que le massacre avait eu lieu après l'invasion germanique de 1941.La vérité a été reconnue par le pouvoir soviétique plus de quarante plus après les faits.

Wajda parvient à raconter le massacre à travers la vie de quelques personnages sans pathos avec sobriété et compassion.Il montre les documentaires mensongers tournés par les nazis puis par les soviétiques donnant une distance juste à sa fiction.Ces documents vrais permettent d'introduire le soupçon sur toutes les formes d'images et leur risque de manipulation.Il réussit après la découverte du massacre à mettre en scène la réaction héroïque de polonais qui n'acceptent pas le mensonge soviétique-ce qui constitue une seconde histoire-tout en gardant à son film son unité.

Kinovista

La fiction est d'une grande justesse.L'image est très belle,la caméra bouge pour cerner au plus près la vérité des situations sans ostentation.Les visages ont cette couleur si particulière qui leur donne cette présence charnelle que l'on trouve uniquement dans les films de l'Europe de l'Est.La musique de Penderecki est à la fois très présente et très sobre.Cette image respectueuse de l'histoire fait de ce film un vrai hommage à ceux qui se sont battus pour la vérité et la liberté.

Les bonus de ce DVD sont très riches avec une interview de Wajda qui montre bien les enjeux politiques du film.Wajda tient à le rattacher à l'école de cinéma polonaise d'après guerre dont il est à juste titre très fier.On y trouve également les deux documentaires de propagande l'un nazi,l'autre soviétiques très proches dans la forme et tous les deux éhontément mensongers.Enfin deux interviews qui expliquent le contexte historique.Un très beau travail.

Katyn

Un film de Andrzej Wajda avec Andrzej Chyra et Maja Ostaszewska

Distribution : Editions Montparnasse

http://www.editionsmontparnasse.fr/dvd

Date de sortie : 02/03/2010



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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 07:16

Haut et Court

Tu n’aimeras point est un film qui allie une réflexion éthique et politique à une véritable maîtrise formelle ce qui est rare. Son sous-titre,eyes wide open renvoie bien sûr au dernier film de Stanley Kubrick-eyes wide shut- qui comme tu n’aimeras point montre l’irruption d’une sexualité envahissante  dans la vie d’un homme rangé,  marié et bon père de  famille. Mais dans le film israélien, l’audace est nettement plus grande puisque le personnage du film est un boucher-Aaron- qui vit dans un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem et non à New York .De plus, l’amour dont il s’agit est  un amour homosexuel .Aaron décide de vivre cet amour contrairement au personnage de Kubrick qui déambule pendant une nuit dans un monde de fantasmes  sans passer à l’acte.

Comme dans  tous les films israéliens, on retrouve le thème de  la filiation difficile. Aaron ouvre la boucherie  de son père qui vient de mourir. Il installe le chapeau de son père face à lui. Ces chapeaux présents dans presque tous les plans du film, rappellent à Aaron de façon insistante la Loi du père. Survient dans cette échoppe un jeune homme très beau, sorte d’ange révélateur comme le personnage de Terence Stamp dans Théorème de Pasolini. Aaron se sent attiré par lui, et le film raconte le drame de ce boucher qui doit faire taire ses sentiments avec la même fermeté qu’il découpe la viande casher. Il le vit d’abord comme une épreuve qui peut affermir sa foi puis s’y abandonne. Le film donne un sentiment de claustration dans la boucherie comme dans le quartier de Mea Shearim mais le thème de l’eau- la pluie est très présente et l’étang où les hommes se libèrent-illustre cinématographiquement un monde originaire de pulsions que la religion ne peut pas totalement étouffer.

Zohar Strauss et Ran Danker. Haut et Court

Le film est réussi parce qu’il échappe à la caricature. Il garde un certain équilibre-la femme d’Aaron et son rabbin comprennent ce qui lui arrive et essaient de l’aider sans le condamner même si certains religieux le menacent. Il est loin de la violence d’Amos Gitai envers les religieux dans Kadosh ou de la complaisance à leur égard de My father,my lord.

Le film est très bien photographié, le rôle de la lumière y est primordiale et la présence d’un éclairage au néon tout au fond de la boucherie rappelle là encore Kubrick : lumière de diable ou lumière de Dieu ?

Ce film qui se déroule dans un milieu très particulier est en fait universel mettant en prise les hommes et leurs désirs. La tension y est bien sûr maximale chez ces religieux ce qui rend le film particulièrement sensible et émouvant.

Zohar Strauss et Ran Danker. Haut et Court

Les bonus permettent de voir l’équipe du film au travail. Ce sont des laïques respectueux de ceux qu’ils filment. Tabackman travaille avec une grande précision les cadrages et la direction d’acteurs. Il  y a d’autres bonus interessants qui permettent de mieux comprendre la position de la religion juive au sujet de l’homosexualité.

Un DVD à voir.

Tu n'aimeras point

Un film de Haim Tabakman avec Zohar Shtrauss et Ran Danker

Distribution : France Télévisions Distribution

http://boutique.francetv.com/

Date de sortie : 13/01/2010



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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 08:09

Valse avec Bachir sort en DVD dans une édition soignée avec des planches de bande dessinée qui reprennent le début du film et des bonus qui mettent l'accent sur l'originalité du film-le premier documentaire d'animation-comme l'appelle Ari Folman qui ne craint pas les paradoxes.

Le cinéma israelien en plein essor est passionnant mais souvent peu innovant dans la forme.Ce n'est pas le cas de Valse avec Bachir où l'animation apporte à la fois une dimension spectaculaire-le graphisme et la musique sont très réussis-et très intime,onirique même .

Ari Folman y raconte sa propre histoire de soldat engagé dans l'armée israelienne au cours de la guerre du Liban en 1982, témoin du massacre de Sabra et Chatila -un camp palestinien-par les milices chrétiennes.Vingt ans après la guerre,Folman se rend compte qu'il a refoulé les souvenirs de cette époque de sa vie,il en garde quelques images récurrentes qui le hantent mais il en a oublié l'essentiel.Le film raconte la quête de cette mémoire perdue.

New Israeli Foundtion for Cinema & Television

La plus grande réussite du film est de nous faire participer aux émotions de ce soldat de base,ce personnage de dessin animé,devenu une machine à tuer,un rouage de l'armée.A la mécanisation de la guerre:les chars,les avions,les hélicoptères,répond l'animation saccadée des soldats pris dans un devenir machine.La peur,l'angoisse,la honte sont ressentis par ce personnage comme s'il s'agissait d'un véritable acteur et toutes les scènes de guerre sont impressionnantes,non limitées par les contraintes budgétaires et logistiques d'un film classique.  

New Israeli Foundtion for Cinema & Television

Seul petit bémol,les scènes intimistes à deux ou trois personnages donnent le sentiment contrairement aux scènes d'action de donner de moins d'émotion que si elles avaient été jouées par de véritables acteurs. 

Quoiqu'il en soit le film est une réussite artistique:le graphisme,l'utilisation des couleurs-les dominantes oranges et noires des scènes de guerre et de massacre-,la musique qui mèle un rock agressif,une musique planante et une partition tragique de Schubert font de Valse avec Bachir un film inoubliable.

Un film dont les préoccupations recoupent celles de tout le cinéma israèlien actuel mis sous le signe du sacrifice d'Isaac par Abraham,du sacrifice des enfants par les parents dans ce pays en guerre permanente où chaque citoyen est un soldat.Ce thème court dans des films très divers de The Bubble à My father,my Lord,de Beaufort aux Méduses.Les cinéastes israèliens contemporains reprochent amèrement à leurs parents de les avoir fait naître dans un pays menacé,acculé pour survivre à l'agressivité.Mais c'est un pays qui est quand même capable de produire un film comme Valse avec Bachir -financé en partie avec des fonds institutionnels-qui relate avec courage un des épisodes les plus noirs de l'histoire du pays.



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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 08:06


Magnifiquement photographié Into the wild est un des rares films d'aujourd'hui à restituer à l'écran les grands espaces américains comme savaient les filmer John Ford ou Michael Cimino.Il ne s'agit pas d'une fable écologiste à la mode mais de la représention d'une tentation américaine qui a toujours existé de retour à la nature depuis Thoreau et Whitman.
Emile Hirsch. Paramount Vantage
Sean Penn metteur en scène ne donne pas de réponse avec ce film,il questionne la civilisation américaine.Emile Hirsch est remarquable.

Emile Hirsch. Paramount Vantage


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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 07:58

Metropolitan FilmExport

Ce nouveau monde est un naufrage où la belle image distille un ennui éprouvant.Le film ne raconte rien et met en place de manière à la fois naïve et édulcorée un affrontement entre de bons sauvages et des anglais soit disant civilisés.

Q'orianka Kilcher. Metropolitan FilmExport

L'innocence de la nature et de Pocahontas confine à l'idiotie.Cette Pocahontas capable d'apprendre l'anglais sans efforts grace à la force de son amour.

Colin Farrell. Metropolitan FilmExport

La pose et l'académisme aggravés par une musique anachronique et sirupeuse caractérisent ce film raté.



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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 07:48

Pathé Distribution

Film d'une grande beauté plastique et porteur d'un souffle épique digne des meilleurs westerns,ce Seven swords remake moderne des sept samourai est une réponse au Héros de Zhang Yimou.Dans le film du chinois (Yimou) les individus se soumettaient à l'empereur alors que dans celui du Hong Kongais (Hark),les individus triomphent de l'Empire.

Pathé Distribution

Tarentino aurait dit que Tsui hark est le meilleur cinéaste vivant.C'est certainement le grand maître du film d'aventures.

Pathé Distribution



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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 08:42

ARP Sélection

Une très bonne surprise.Ce film à la construction énigmatique est une véritable réflexion sur le temps et le hasard.La première partie constituée d'une succession de scènes sans ordre chronologique-ce qui est féquent dans nombre de films au scénario faiblard-est parfaitement maitrisée ici.

Il s'agit de mettre en scène des moments antérieurs et postérieurs à un accident qui va changer la vie des trois protagonistes de l'histoire.

Ce point nodal n'est pas montré.Seul le son de l'accident nous est donné.

Il est difficile de se repérer dans le film au début mais ce temps désarticulé renvoie les personnages au chaos dans lequel les plonge la tragédie.Le personnage de Sean Penn qui comme Oedipe veut savoir ce qu'il doit ignorer va à la mort.Cette mort qui a déjà dévasté la vie des deux autres.

Sean Penn. ARP Sélection

Ce film met en relief la fragilité et l'absurdité de la vie avec une attention sensuelle aux acteurs.Ces trois personnages sont des victimes.

Sans sentimentalité,Sean Penn,Naomi Watts et Benicio del Toro montrent qu'ils sont les meilleurs acteurs américains d'aujourd'hui.Leur présence et la subtilité de leur jeu rend cette histoire supportable.Charlotte Gainsbourg est très bien aussi.

Sean Penn joue avec un corps souffrant et une force morale folle mais impressionnante.Naomi Watts mentalement fragile-elle se drogue-va aux limites de sa capacité de résistance.

Naomi Watts. ARP Sélection

Benicio del Toro lui,possède la force physique mais il se débat dans une faiblesse morale qu'il essaie d'étayer sur la religion sans succès.

Benicio Del Toro. ARP Sélection

Cette dialectique du corps,(du coeur) et de l'esprit plongé dans le temps est le territoire du meilleur cinéma.

Comme il est dit dans le film "la vie continue" mais elle n'est jamais dénuée de menace.Même les enfants (scène terrifiante ou Benicio del Toro menace les siens),même l'amour (Charlotte Gainsbourg veut un enfant mais aime-t-elle encore Sean penn ?Naomi Watts tombe amoureuse de Sean Penn parce qu'elle crève de tristesse et de solitude) n'apportent ni paix,ni rédemption. 

Ce fim qui ressemble a une fiction de Borgès dans sa façon de nouer les fils du hasard est un grand film capable d'utiliser la puissance d'incarnation des acteurs comme dans les plus beaux films de l'histoire du cinéma.21 grammes est un grand polar métaphysique.



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